Combien coûte un relais de conducteur d'autocar : quatre méthodes de calcul comparées

La vraie question : comment chiffrer le relais
1. Le forfait de relais
Un montant fixe par type de renfort : un forfait pour le relais, un pour le double équipage, un pour le triple équipage.
L'intérêt : c'est simple. Le devis sort vite, le prix est stable d'un dossier à l'autre, et l'équipe commerciale n'a rien à recalculer.
L'inconvénient : le forfait ne voit ni la distance ni l'heure. Un relais à 50 km du dépôt et un relais à 300 km coûtent le même prix au client, alors qu'ils ne vous coûtent pas la même chose. Sur un an, les écarts se compensent rarement : ce sont toujours les relais lointains qui pèsent.
2. Le coût moyen par tranche d'amplitude
On définit un coût de relais moyen selon l'amplitude du service : par exemple une tranche au-delà de 13 heures, une jusqu'à 16 heures, une jusqu'à 18 heures, et un tarif à part pour les relais de nuit. Une variante consiste à compter l'excédent d'heures au-delà de ce qu'un conducteur seul peut faire, multiplié par un coût horaire.
L'intérêt : le prix suit la longueur de la journée, qui est le premier moteur du coût. La grille reste lisible et se règle sur vos propres moyennes.
L'inconvénient : c'est une moyenne. Elle ne dit pas comment le conducteur de relève rejoint le car ni combien de temps il est mobilisé avant et après. Elle suppose aussi de bien distinguer l'amplitude vue par le client de celle du conducteur, qui part du dépôt et y revient.
3. Le coût réel du relais, véhicule léger compris
On calcule le relais tel qu'il va se dérouler : le conducteur de relève part du dépôt avec un véhicule léger ou un minibus, rejoint le car au point de relais, et le premier conducteur rentre avec ce même véhicule. On compte les kilomètres du véhicule léger, les heures des deux conducteurs, les repas et, le cas échéant, un retour en train.
L'intérêt : c'est le vrai coût. Vous savez ce que le relais vous coûte sur ce dossier précis, et un relais proche du dépôt redevient compétitif.
L'inconvénient : c'est long à calculer à la main. Il faut choisir le lieu du relais, estimer les temps de trajet, et reprendre le calcul dès que l'horaire du client change.
4. Le double équipage sur tout le trajet
Les deux conducteurs partent ensemble et se relaient à bord. Le coût, ce sont les heures du second conducteur sur toute la mission, ses indemnités, ses repas et, sur plusieurs jours, son hébergement.
L'intérêt : aucune logistique de relève, et la réglementation laisse plus de souplesse à un équipage multiple qu'à un conducteur seul.
L'inconvénient : vous payez un second conducteur pendant des heures où il ne conduit pas. Sur un trajet où un relais ponctuel suffit, c'est souvent la solution la plus chère.
Les règles qui décident du besoin
Le choix de la méthode vient après la règle. Les repères du règlement (CE) n° 561/2006 :
- Conduite journalière : 9 heures au plus, portées à 10 heures deux fois par semaine au maximum (article 6).
- Pause : 45 minutes après 4 h 30 de conduite, qu'on peut scinder en 15 puis 30 minutes (article 7).
- Équipage multiple : chaque conducteur doit avoir pris un repos journalier d'au moins 9 heures dans les 30 heures qui suivent la fin de son repos précédent (article 8, paragraphe 5).
Texte consolidé sur EUR-Lex. L'amplitude du service relève en France du Code des transports. Pour le détail des pauses, voir Pauses réglementaires des conducteurs.
Quelle méthode garder
Dans AutoQuote
Tout commence par la détection. Dans Réglages, Les trajets, Renfort d'équipage, vous fixez pour le relais et pour le double équipage une amplitude maximale et une conduite maximale, puis la règle de déclenchement : les deux seuils dépassés, ou un seul suffit. Dès qu'un service franchit vos seuils, AutoQuote impose le renfort et affiche une alerte sur le devis.

Les services de nuit ont leur propre règle. Vous choisissez le type d'équipage imposé et le temps minimum passé dans la plage de nuit de l'entreprise pour le déclencher, même quand l'amplitude et la conduite restent sous vos seuils.

Ensuite, le chiffrage suit les méthodes ci-dessus :
- En double équipage, le second conducteur est compté pour vous : AutoQuote double ses coûts horaires, ses pauses, ses temps d'embarquement et de dépose, ses primes et indemnités, repas compris, et sa prime de découcher. Le forfait ne porte que sur les frais en plus, comme son hôtel.
- Pour un relais, AutoQuote ajoute au devis les lignes que vous avez préparées. Soit trois tailles de relais, et vous gardez la bonne, c'est la méthode du forfait. Soit des lignes à prix fixé, comme les kilomètres du conducteur remplaçant, dont vous ajustez la quantité sur chaque devis, ce qui se rapproche du coût réel.
- Ce qu'AutoQuote ne fait pas encore : il ne place pas le point de relais et ne calcule pas le trajet du conducteur remplaçant. Ce choix vous revient.
Détails dans les seuils de déclenchement, la détection des relais et la tarification des forfaits de renfort.
Vous voulez comparer votre méthode actuelle sur vos propres dossiers ? Contactez-nous.
À lire aussi
Tous les articles
Tarifer un autocar à la journée : plus le prix colle au réel, plus la distance doit être exacte
Kilomètres à vide : comment les facturer dans un devis autocar sans rogner votre marge